5 films à voir à l’occasion de la réouverture des cinémas
CREATOR: gd-jpeg v1.0 (using IJG JPEG v80), quality = 90
Après une fermeture de plus de trois mois en raison du COVID-19, les salles obscures ont enfin réouverts leurs portes aux spectateurs ce lundi 22 juin. De nombreux films vous attendent dans les salles, certains qui étaient déjà à l’affiche au début du confinement mais aussi des nouveautés.
BENNI, de Nora Fingscheidt
Ce film allemand explore comment un environnement toxique peut affecter une enfant à travers l’histoire de Benni, neuf ans, emprise à des crises de rage et d’agressivité. Négligée par sa mère, celle-ci sera prise en charge par une assistance sociale et un éducateur qui tenteront de l’aider à contrôler sa colère. Le premier long-métrage de la réalisatrice a écumé de nombreux prix en Allemagne dont celui du meilleur film.
FILLES DE JOIE, de Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne
En racontant l’histoire de ces trois femmes travaillant dans une maison close, les deux cinéastes font ici un plaidoyer pour la légalisation de la prostitution tout en montrant les violences auxquelles sont encore soumises les femmes d’aujourd’hui ainsi que les ravages de la masculinité. Le projet de ce film est d’ailleurs né d’une rencontre avec de vraies femmes ayant subi ces violences.
DARK WATERS, de Todd Haynes
Ce thriller s’inspirant de faits réels met en lumière un drame écologique. A la fin des années 1990, une étude dévoila qu’un des composants utilisé dans la fabrication du Téflon serait lié à de nombreuses maladies et empoisonnerait les gens. L’avocat Robert Bilott, interprété par Mark Ruffalo, décida de révéler cette information au grand public et se lança dans un long combat contre l’entreprise DuPont.
INVISIBLE MAN, de Leigh Whannell
Ce film d’horreur avec Elisabeth Moss, connu notamment pour son rôle dans The Handmaid’s Tale, offre une nouvelle vision de l’homme invisible. Ici, un ex petit-ami violent tourmente l’héroïne en devenant invisible. En représentant alors un prédateur que beaucoup de femmes ont pu rencontrer dans leur vie, le film parle du traumatisme et de la peur que vivent celles ayant connu une relation abusive.
THE HUNT, de Craig Zobel
Dans cette chasse à l’homme, le film tente d’apporter une réflexion sur la lutte des classes tout en dépeignant une Amérique misanthrope. Le film devait sortir en septembre 2019 aux Etats-Unis mais sa sortie s’est vue repoussée suite aux fusillades de Dayton et El Paso au début du mois d’août.
Propos de Nathalie Coste
Articles liés

“T.I.N.A. – There Is No Alternative” : une remise en question de la société au Théâtre Lepic
L’échec n’est jamais qu’une réussite qui se voile la face (et inversement). Ce spectacle en est la preuve. Dans un souci de communication efficace, il m’a été demandé de résumer mon spectacle. Mais j’en suis incapable. Je suis incapable...

« Dans le couloir », un duo sublime au bord de la vie
Au Théâtre Hébertot, Christine Murillo et Jean-Pierre Darroussin sont deux octogénaires qui voient revenir, à leur grande surprise, leur fils âgé de cinquante-ans. La pièce est signée Jean-Claude Grumberg, qui a cousu des personnages pour ces acteurs magnifiques, dirigés...

Deux femmes sur scène pour “La fin du courage” de Cynthia Fleury au Théâtre de l’Atelier
« Première règle. Pour reprendre courage, il faut déjà cesser de chuter. Deuxième règle : il faut accepter de prendre son temps. Troisième règle : Il faut chercher la force là où elle se trouve. Quatrième règle : faire...





